Je craignais ce jour depuis deux ans. Tu te seras battu jusqu'au bout, comme un dieu. Tu es et a été le plus courageux de tous les êtres sur terre. La maladie l'a emporté, injustice de la vie, le mal triomphe parfois. Mais tu as toujours été exemplaire, toujours là pour moi. Et même dans ton lit d'hôpital, tu me disais d'être forte, tu m'as toujours soutenue, et j'aurais voulu te rendre l'appareil, à toi qui vivait 10 fois bien pire... Le vide que tu laisse dans ma vie est immense désormais, mais la place que tu remplis dans mon coeur est , elle, bien plus grande que n'importe quel sentiment. Tu vas nous manquer à tous, tu vas me manquer terriblement. Tu as été un touriste génial. Un Timinus grandiose. Un garçon souriant peu importe les circonstances, toujours là pour ses amis, et même dans les moments qui étaient plus durs pour lui. Tous ces souvenirs avec toi, au Pub, au jardin du mayeur ( comme me l'a si bien rappellé ta maman,qui te croyait un peu plus innocent) ,à la mer, au doudou, toutes ces années passées à tes côtés sur les bancs d'écoles ( si on les a pas fait les 400coups! ensemble!) . J'entends encore ton rire quand Madame De Rouck sortait de ses gonds face aux touristes. On était inégalables, avec notre chère masotte gravée sur mon bras gauche...) Je me souviens aussi du jour où tu n'as pas trouvé l'ouvre bouteille pour ouvrir le Jus à la fraise qu'on avait acheté pour boire ensemble ( oui oui, jus à la fraise...) ! Je me souviens aussi quand on sortait nos tartines et que tu sortais ta boite avec tes pillules et tes tic tacs et que tu disais : bon appétit! Tu étais mon Timinus, j'étais ton Cortex. Et Quand je venais te voir,j'apprenais à Carole à Jumper. Elle progressait bien ! Je me souviens, tu nous disais : ben vous en tirez des têtes, c'est pas comme si j'allais mal ! Il y a eu tellement de choses, en ces 7 dernières années... tellement de choses et si peu à la fois.. Tout ces moments que j'oublierai jamais...Ces moments qui me manquent, et manquent aussi à bien d'autres personnes. Aujourd'hui encore, c'est difficile d'admettre ton départ. Parce que tu n'es pas parti. Tu es là, en chacun d'entre nous. Tu as été pour moi un modèle de combat, et de courage. Mon modèle. Jamais je ne te remercierai assez de tout ce que tu m'as apporté, de ce que tu as créé en moi. Ma force de tout les jours, mon but de regarder vers le futur, les raisons pour lesquelles je suis ici. Et puisque tu t'es battu chaque seconde pour nous, sache que je me batterai chaque seconde pour toi. Et ce pour toujours. ♥ Je t'aime, Luc.
3 mois déjà...